travel shorts / brêves de voyage

This page is to share travel thoughts, short stories, and experiences we have had along the way! /// Sur cette page nous partageons réflexions, histoires courtes et expériences que nous avons croisées sur notre route !

April 13, 21016

After sleeping in one Wednesday, we motivated each other to walk around a new neighborhood in Buenos Aires. Though the day started out overcast, we had a mostly sunny walk through the port neighborhood el Caminito and then the neighborhood San Telmo. We had been walking for a few hours so we stopped for a coffee, and from the window I saw we were on “Calle de Tango – Mariano Mores”. Always curious and needing to do something (while enjoying coffee) I Googled this Mariano Mores to find out who he was. Turns out he was a famous Argentinian tango composer, pianist, and conductor who created the modern tango sextet, authored many classics, and performed up until late in his life, dying at the age of 98 that very morning – April 13, 2016. /// Après une grasse matinée ce mercredi matin nous nous sommes motivés pour aller explorer à pieds un autre quartier de Buenos Aires. La capitale venait de se réveiller ce matin là sous un ciel gris, mais la météo nous a fait une jolie faveur et c’est en compagnie d’un beau soleil que nous avons déambulé dans les rues colorées du quartier portuaire el Caminito, puis le quartier San Telmo. Après quelques heures de marche nous nous sommes assis pour prendre un café et, depuis la fenêtre, nous pouvions voir que nous étions dans la rue du Tango, “calle de Tango – Mariano Mores”. Animée par son insatiable curiosité et son éternel besoin de faire quelque chose en buvant son café, Anne a recherché sur Google ce Mariano Mores pour en savoir un peu plus sur l’individu digne d’un nom de rue. Nous n’avons pas été déçus. C’était un célèbre Argentin, compositeur de tango, pianiste et chef d’orchestre qui a inventé le sextet (tango moderne à six musiciens) ; il a composé de nombreux classiques et s’est produit en public jusqu’à ses vieux jours et s’est éteint à l’âge de 98 ans le matin même, 13 avril 2016, quelques heures seulement avant que nous lisions sa biographie.

2454 Buenos Aires Mariano Mores

~~~

April 7, 2016

Chileans and Argentinians are crazy about closing car doors softly. Apparently the rest of the world slams them shut, a noise that offends even the most devout reggaetone follower. In Santiago and Buenos Aires, we’ve not only been told to close the doors more softly, taxis have stickers all over to remind potential door slammers. /// Les Chiliens et les Argentins sont des maniaques quand il s’agit de fermer doucement les portières de voitures. Apparemment le reste du monde a tendance à claquer trop fort ses portières, un bruit d’une rare violence qui, ici, est aggressif même à l’oreille de l’amateur le plus féru de reggae. A Santiago et à Buenos Aires nous n’avons pas uniquement été sommés verbalement de fermer nos portières plus doucement, mais les taxis sont même placardés d’autocollants pour rappeler à l’ordre le potentiel claqueur de portière.

2455 cierre suave argentina chile

~~~

March 20, 2016

We found Chileans in northern Chile do not like Santiago. Though living in a hot desert themselves, they claim the concrete of the capital radiates heat well after the sun goes down, and with the lack of breeze, it is impossible to feel comfortable. In the south, news of our recent two-week stay in Santiago was met with a grimace and disgusted sound. There is no green, in Santiago, no rain to clear out the smog. People are too busy. For our part, we really enjoyed Santiago, the busyness of a big city with green space all the same, museums a-plenty, and seemingly limitless food options. /// Nous avons rapidement découvert que le Chilien du nord n’aime pas Santiago. Bien qu’ils résident eux-mêmes dans un désert aride, les habitants de San Pedro d’Atacama nous ont affirmé que le béton de la ville rayonne la chaleur du soleil longtemps après la nuit tombée, et avec l’absence de brise il y est impossible de trouver le confort à Santiago. Dans le sud, en apprenant notre récent séjour de deux semaines à la capitale les locaux réagissaient invariablement avec une moue de dégoût. “Ark ! Il n’y a pas de verdure à Santiago, et pas de pluie pour chasser la pollution. Les gens y sont trop occupés et pressés.” En ce qui nous concerne nous avons apprécié nos deux semaines à Santiago, l’effervescence d’une grande métropole avec de grands espaces verts, des musées de tous côtés et une liste de restaurants à n’en plus finir.

DCIM111GOPRO

~~~

March 17, 2016

Enjoying some local crafts on this St. Patrick’s Day at the southernmost end of this trip! /// Sirotant quelques bières locales en cette fête de St Patrick au point extrême sud de ce voyage !

IMG_7279

~~~

February 24, 2016

We have had a really amusing time with Chilean Spanish, especially the complete disregard for the “s” sound. The first time we recognized it was when we were on the bus from northern Chile to less-northern Chile (a 17-hour ride), and a fellow passenger assured the person he was talking to on the phone that, despite a few obstacles, he had indeed made it onto the “bu”. Yesterday our guide was telling us about a phenomenon when the sun sets behind a particular mountain range in this desert. When there are clouds over the mountains, it lights the clouds and it looks as though the sky is on fire. This doesn’t happen all the time, but “cuando es, es.” (when it is, it is). What we heard, however, is “cuando ay, ay”. /// Nous avons beaucoup ri avec l’espagnol chilien, et particulièrement avec le mépris total du son “s”. Nous l’avons remarqué pour la première fois alors que nous prenions le bus du nord du Chili pour le moins-nord du Chili (un trajet de 17 heures) quand un camarade passager a rassuré la personne qu’il avait au téléphone en affirmant que malgré quelques obstacles il avait effectivement réussi à attraper son “bu”. Hier notre guide nous explicait ce phénomène étrange qui se produit quand le soleil se couche derrière une certaine chaine de montagnes dans le désert. En présence de nuages au dessus du massif montagneux les rayons du soleil illuminent les nuages et le spectateur à l’impression de voir le ciel en feu. Cela n’arrive pas tous les jours, mais “cuando es, es.” (quand ça arrive, ça arrive). Ce que nous avons entendu, cependant, c’est “cuando é, é”.

~~~

February 3, 2016

We hurriedly packed to the chorus of loud firecrackers and protest shouts, Gotan Project being our chosen soundtrack. As our taxi pulled away from the hostel, we saw the result of eggs being hurled at the tax-office next door to our place, a mural of yolk and evidence of broken windows. It was time to leave La Paz. /// Nous avons remballé en vitesse toutes nos affaires dans nos sacs à dos, les explosions de pétards et les cris se succédants à l’extérieur, le son de Gotan Project comme choix de fond sonore dans notre chambre. Quand notre taxi a démarré de l’hôtel nous pouvions voir les stigmates de la manifestation, des centaines d’oeufs avaient été lancés contre la façade du centre des impôts situé juste à côté de notre point de chute, laissant une impressionnante fresque de jaunes d’oeufs et quelques dizaines de vitres cassées. Il était pour nous temps de quitter La Paz.

~~~

January 1, 2016

Bonne année 2016 ! /// Happy new year!

DCIM103GOPRO

~~~

November 14, 2015

Ce matin nous étions en compagnie d’un graffeur australien pour une visite de près de trois heures dans Bogotá sur le thème de l’art des graffitis. A un moment, j’ai lancé un “Buenas tardes” à une dame colombienne très gentille qui s’était arrêtée à côté de moi, visiblement curieuse de voir notre groupe les yeux rivés sur un mur tagué. Elle m’a répondu “No, Buenos días. Parce qu’il n’est que 11h30”. Je lui ai dit que je n’avais pas ma montre pour m’aider à choisir entre “Buenos días” et “Buenas tardes” puis j’ai continué en lui expliquant que notre groupe s’intéressait aux graffitis que l’on peut voir partout sur les murs et façades de la ville. Sa réponse m’a pour le moins surprise, quand, sourire aux lèvres elle m’a dit : “Míratu ! Necesitas cortar tu pelo.” (“Regardes-toi, tu devrais te faire couper les cheveux !”).

J’ai trouvé la version colombienne de maman.

~~~

November 14, 2015

Hier vendredi 13 nous sommes partis de Salento à la mi-journée pour rejoindre la capitale colombienne, Bogotá, pour quelques jours. Dans notre premier bus, qui nous emmenait jusqu’à Arménia où nous allions transférer pour un autre trajet de 8h, le jeune étudiant colombien assis à côté de moi a engagé la conversation en me demandant d’où je venais. “Je viens de France”, lui ai-je répondu. Devinant un certain doute dans son regard, j’ai précisé “En Europe”. Sa question suivante a été “C’est comment de vivre là-bas ? C’est un pays en guerre ?”. Je lui ai répondu, sans hésiter “Non, c’est pas un pays en guerre, c’est très sûr et tranquille”. Ironiquement, deux heures plus tard, dans le bus entre Armenia et Bogotá nous apprenions avec stupéfaction et désarroi les attaques terroristes perpétrées dans Paris.

C’est un étrange sentiment que de se sentir davantage en sécurité au beau milieu des montagnes colombiennes que dans les lieux de vie parisiens. Courage à tous ceux touchés de près ou de loin par ces attrocités.

Le lendemain, durant un tour en vélo dans Bogotá, nous avons croisé cette tour rendant hommage à la France en arborant les couleurs de notre drapeau tricolore.

1286 Bogotá tour française

~~~

October 16, 2015

Pura Vida We have witlessly been referring to Costa Rica (Rich Coast) as Costa Cara (Expensive Coast) ever since we crossed over into the country. Apart from the prices, so much changed from when we were in Nicaragua and above. The public buses are nicer (and double the price, about $4 for a two hour ride), the vegetation is taller and greener on either side of the highways, people are taller and generally bigger, and even the tourists are different. At our first stop in Costa Rica, in La Fortuna, we saw fellow travelers in jeans, walking around with the latest GoPro accessories, wearing matching, name-brand hiking clothing. When I saw a girl in our dorm drying her shoes with a hair-dryer I was struck with what a luxury it must be to travel with a hair-dryer. What we have gathered from our fellow backpackers is that Costa Rica is a place to lay low and not spend too much money before scooting on to one’s next destination.

Pura Vida. Rapidement après avoir franchi la frontière, nous avons rebaptisé Costa Rica (Côte Riche) Costa Cara (Côte Chère). Au-delà des prix, nous avons perçu beaucoup de changements par rapport au Nicaragua et autres pays plus au nord. Les transports publiques sont bien meilleurs (et coûtent le double, environ 4€ pour un trajet de deux heures), la végétation est plus verte et luxuriante des deux côtés de la route, les gens sont plus grands et généralement plus gros, et même les touristes sont différents. A La Fortuna, notre premier arrêt au Costa Rica, nos co-voyageurs étaient en jeans, se balladaient avec les tous derniers accessoires GoPro et portaient des vêtements assortis arborant les logos de grandes marques de randonnée. Quand elle a vu une fille de notre dortoir en train de sécher ses chaussures avec un sèche-cheveux, Anne a été frappée par le luxe de pouvoir voyager avec un tel accessoire. Ce que nous en avons rapidement conclu, avec nos compagnons backpackers, c’est que le Costa Rica est un pays où il vaut mieux faire profile bas et ne pas dépenser trop avant de poursuivre sa route en direction de la prochaine destination.

~~~

October 13, 2015

Wake up call Today we were awoken to the sound of Bachata blaring from the common area speakers of our hostel; it was when the leaf blower started providing harmony to all this racket that we decided it was time to get up.

Réveil matinal. Ce matin nous étions réveillés au son saturé de Bachata provenant de l’espace commun de notre auberge, apparemment transformé en discothèque matinale. C’est lorsque le souffleur de feuilles s’est mis en route pour mettre tout ce vacarme en harmonie que nous avons décidé qu’il était temps de se lever.

DCIM100GOPRO

~~~

September 5, 2015

Fourchette faible. Panajachel : Durant notre diner dans une pizzeria, Anne commente la qualité de sa fourchette, difficile à utiliser car droite comme un “I” et extrêmement fine. Tout en essayant de lui redonner une forme digne d’une vraie fourchette, Anne me dit “ce serait vraiment bête que je la casse”. Ironie du sort, juste au moment de finir sa phrase la fourchette se casse en deux, laissant Anne stupéfaite avec un morceau de fourchette dans chaque main. Ce n’était probablement pas la première fois que les serveurs trouvaient les restes d’une fourchette au moment de débarrasser une table.

Feable forks During dinner at a pizzeria in Panajachel, I noticed how curious the fork was, difficult to use due to its nearly straight form, almost like an “l”. As I tried to bend it to a more fork-like shape, I commented how funny it would be if I broke the utensil, an ironic moment as right then the fork snapped in half leaving me with a piece of fork in each hand. I can’t imagine that was the first time they had found their fork left in two pieces.

927

~~~

September 4, 2015

Uniquement au Guatemala. Paisiblement encastrés dans le chicken bus qui nous emmenait de Los Encuentros à Panajachel, la surprise fut de taille quand, en pleine descente de l’artère principale de Sololá, le conducteur a soudainement et sereinement quitté son siège, attrapé sa veste et sauté du bus en marche. C’est le plus jeune des deux ayudantes, âgé d’environ 16 ans, qui a pris le relai après 5 longues secondes de descente sans conducteur. Tous les passagers locaux étant en pleine sieste, nous étions visiblement les deux seuls dans le bus à vivre pleinement ce changement de quart guatémaltèque.

Only in Guate We were on our third chicken bus of the day on our journey from Nebaj to Panajachel when we had one of those “only in Guatemala” moments. Our bus was slowing upon arrival to the city Sololá, slowing, but nonetheless on a slight decline. When we had reached speeds deemed slow enough, our driver stood up, grabbed his jacket, and walked off the bus, leaving the ayudante, bus-helper, to calmly take his place at the wheel. The ayudante looked to be about 16 years old. Everyone else in the bus was fast asleep meaning we were the only ones left wide-eyed and shocked by what had happened.

~~~

September 2, 2015

Font change One morning Julien was using the computer leaving me to my own devices which meant listening to podcasts and doodling. My thoughts wandered to such profound places as “I’m going to find a few way to write my ‘G’s” The next day Google announced they were changing their font, writing the G exactly the way I had decided for my own writing the previous day.

Changement de police. Un matin où je travaillais sur l’ordinateur, Anne gribouillait sur une feuille de papier tout en écoutant des podcasts, plongée dans ses pensées. Des pensées profondes du genre “j’aime pas ma façon d’écrire mes G, je vais essayer de trouver une nouvelle manière de les écrire”, m’a-t-elle précisé un peu plus tard. Le lendemain Google annoncait le changement de police de son logo, écrivant désormais son G avec un style identique au nouveau G qu’Anne avait choisi la veille.

~~~

September 1, 2015

Historic moments We arrived in Cuba with headlines reading “US and Cuba reestablish relations” on July 1st. September 1st we were in Cobán, Guatemala when it was announced the President’s immunity was lifted. Living historic moments on the ground on the 1sts!

Moments d’histoire. Nous sommes arrivés à Cuba avec les unes des journaux du 1er juillet annonçant “Les USA et Cuba réétablissent leur relation”. Le 1er septembre nous étions à Cobán au Guatemala quand a été annoncée la levée historique de l’immunité présidentielle. Nous vivons des moments historiques en ces premiers de mois.

929

~~~

August 30, 2015

For years we have checked the time primarily on our smartphones. I was pleased to realize that three months of travel has made us almost exclusive watch-users.

Durant des années nous avons utilisé nos téléphones portables pour connaitre l’heure. Ca a été une bonne surprise de voir qu’après trois mois de voyage, nous avons laissé tomber le portable pour revenir à l’utilisation de cette bonne vieille montre.

~~~

August 25, 2015

Tuc-tuc effeciency Exhausted from a day of travel, ruins-visits, hot, humid temperatures, and still having a kilometer walk to get back to the city of Copán, we were strong candidates for a tuc-tuc ride back to our hostel. A tuc-tuc driver spotted us from the gas-station where he was filling up, yelled over to us to ask if we needed a tuc-tuc, we yelled back to ask the price, and within seconds the driver hopped into the driver’s seat and sped toward us in a most comical way. In Julien and my eyes, the world appeared to have sped up to double time in those 15 seconds.

Tuc-tuc réactif. Fatigués après une journée bien remplie, trajet en bus, visite de ruines, hautes température et humidité, et avec encore un kilomètre à parcourir jusqu’à la ville de Copán, nous étions de bons candidats pour un retour à l’auberge en tuc-tuc. Un conducteur de tuc-tuc nous a aperçu depuis la station essence où il faisait le plein de l’autre côté de la route. Il nous a alors demandé en hurlant si nous avions besoin d’un tuc-tuc, et nous lui avons répondu en hurlant pour lui demander quel serait le prix de la course. En l’espace de quelques secondes et avec une rapidité aussi déconcertante qu’amusante le conducteur à sauté sur son siège et foncé dans notre direction avec un effet des plus comiques. De notre point de vue le monde a semblé soudainement accélérer pendant ces 15 secondes.

~~~

August 10, 2015

Chilling on all accounts The other day a newspaper headline caught my eye “16-year-old camioneta (bus) driver shot just outside Chimaltenango”. On top of the news itself which was quite disturbing, this was extra alarming for us as it was a route we would regularly travel through; however, the realization that there are 16-year-olds driving the chicken buses was almost an equal factor in our feeling of unease.

Effrayant de tous points de vue. L’autre jour la une d’un journal lisait “Conducteur de bus de 16 ans tué par balle à la sortie de Chimaltenango”. La nouvelle, déjà choquante par elle-même, était d’autant plus alarmante pour nous sachant que c’était une route que nous empruntions régulièrement. Et pour couronner le tout, réaliser qu’il y a des gamins de 16 ans qui conduisent des chicken bus était un élément pour le moins dérangeant.

~~~

August 6, 2015

Safety procedure After the second mini-quake we felt in Xela (estimated to be about 5.5 by our host-father), I asked the family if there were any sort of safety procedure or plan in place should a substantial earthquake hit. I was assured that because our humble abode was just one floor and made of wood (not like those stiff stone buildings all across the city), it was as if we were in cardboard box, flexible to move back and forth should an earthquake hit, and we would be perfectly safe in the living room. This was all well and good, but I certainly gave a suspicious eye to the the Evangelical church next door that, during our stay, added an additional floor to their bulky concrete edifice already towering over our house.

Procédure anti-sismique. Après le second mini tremblement de terre que nous avons ressenti à Xela (estimé à environ 5,5 par notre père d’accueil), Anne a demandé s’il y avait un queconque plan d’urgence ou une procédure de sécurité a suivre en cas de séisme majeur. Willy nous a assuré que parce que notre humble maison ne comportait qu’un seul niveau et était construite en bois (pas comme ces massifs bâtiments en pierre partout dans la ville) c’était comme si nous étions dans une boite en carton, flexible et pouvant se déformer dans toutes les directions en cas de tremblement de terre, et que nous étions ainsi parfaitement en sécurité dans le salon. La réponse était satisfaisante, mais dès lors Anne a commencé à regarder d’un oeil suspicieux l’imposante église évangélique en béton d’à-côté qui surplombait notre maison et qui durant notre séjour à construit un étage supplémentaire.

~~~

August 4, 2015

Gullible gringos At the 30 minute recess at school, Julien and I crossed the street to buy a couple of bananas. We asked the woman at the market how much the bananas were, and she said 1Q apiece, about 13 cents. We have her 2Q for two bananas and she sighed and gave us three. When I related the story to my teacher, she said even at the grocery store, bananas are at most .50Q per banana, and that the market-lady probably felt bad that we weren’t more insistent on a fair price, thus giving us an extra banana.

Crédules gringos. Durant la demi-heure de récréation à l’école, Anne et moi sommes sortis pour acheter deux bananes de l’autre côté de la rue. Nous avons demandé à la femme au marché combien coûtent les bananes et elle nous a répondu 1Q la pièce, environ 11 centimes d’euro. Nous lui avons donné 2Q pour deux bananes et elle a alors soupiré avec un air de dépit et nous en a donné trois. Après avoir relaté les faits à sa professeur, celle-ci a précisé à Anne que même au supermarché les bananes coûtent au plus 0,50Q par banane, et que la femme au marché nous a probablement donné une banane de plus, déçue que nous ne cherchions même pas à marchander le prix.

~~~

July 15, 2015

Inception. 3ème jour de cours d’espagnol. Pour une raison qui m’échappe, je me suis lancé dans la difficile tâche d’expliquer le film Inception à ma prof Cynthia. Quarante-cinq minutes de calvaire plus tard, je me suis juré que la prochaine fois je réfléchirai avant de me lancer dans un tel sujet.

Inception Day three of Julien’s Spanish classes, for whatever reason, he took on the difficult task of explaining the movie Inception to his teacher Cynthia. Forty-five fatiguing minutes later he promised himself he would think twice before launching into such a complicated subject in a new language.

~~~

July 6, 2015

Roasting in Cuba My flip-flop also suffered in the hot Cuban temperatures, the strap-attachment anchored under the shoe melting and popping out resulting in the irreversable destruction of my right shoe.

Tongue rôtie à Cuba. Les tongues aussi ont souffert des hautes températures cubaines. L’attache sous la tongue a fondu et laché en pleine rue, entrainant la destruction irréversible de ma chaussure droite.

~~~

July 5, 2015

Foreigner sentiment We had a good laugh when a South Korean in one of our tours in Cuba noted “For a communist country, nothing is free” resuming perfectly our sentiment at having to pay to use the bathrooms even where we were patrons, give change to anyone who gave us directions or a mere suggestion, and many other unsolicited services that anywhere else would be given free of charge.

Sentiment étranger. Nous avons bien ri quand un sud-coréen dans l’une de nos visites à Cuba a fait la remarque suivante “Pour un pays communiste, à Cuba rien n’est gratuit”, résumant parfaitement notre impression générale de devoir payer systématiquement pour utiliser les toilettes même quand nous étions clients, donner un pourboire à quiconque nous indiquant notre chemin ou nous offrant une suggestion, et pour bien d’autres services non-solicités qui partout ailleurs sont gratuits.

~~~

June 11, 2015

Proie dans le métro méxicain. En expédition solo ce jour là pour aller au musée Diego Rivera de México, je me retrouve dans le métro, noir de monde comme toujours. La température y est cosi, à la louche plus de 30°C, et ce malgré la ventilation donnant tout ce qu’elle peut. Après quelques minutes, à une station un très vieux méxicain entre dans mon wagon. Il est vouté, cheveux blancs, ventre rondouillard, et sa démarche lente montre qu’il a visiblement du mal à se déplacer. Surplombant la scène d’une tête de plus que tout le monde, je vois l’ensemble du wagon se compacter un peu plus pour faire place au papi. D’une main il agrippe le montant de la porte pour se hisser dans le métro, de l’autre il tient un énorme cône de glace à la fraise, qu’il a clairement plaisir à déguster. Le métro redémarre puis stoppe quelques secondes plus tard, en pein milieu d’un tunnel, où nous resterons bloqués durant 20 longues minutes. A ce moment là, dans le wagon chauffé par les quelques 100 personnes empaquetées, la température monte rapidement à la limite du supportable. Tout le monde commence à souffler et à se ventiler, tant bien que mal vu l’espace disponible, avec la main ou avec le moindre bout de papier à disposition. C’est à ce moment là que je me rend compte que la moitié du wagon à le regard focalisé sur le vieux méxicain et son râfraichissant cône glacé à la fraise. Sentant probablement le poids des dizaines d’yeux envieux rivés sur lui, le papi à gobé sa glace en moins de 30 secondes.

Prey in the Mexican subway One day Julien went on a solo expedition to the Diego Rivera museum in Mexico City, and when he came back, related this story. I was in the subway which was packed as always, and, as always, the tempteratures were hovering around a cozy 90°F despite the fans blowing at full speed. A very old Mexican entered the subway, hunched over, a bit overweight, and he used his rounded belly to make a space for himself, the whole train gettng just a little more cramped. With one hand he grabbed the door handle, and in the other he was holding a huge strawbery ice cream cone which he was clearly enjoying. The metro came to a stop mid-tunnel where it ended up being stuck for 20 long minutes during which time the train temperatures, warmed by the 100+ passengers, quickly rose to an unbearable level. In an attempt to cool down, people were doing everything possible, trying to find enough room to fan themselves with whatever they could find. In the middle of all this, I realized that half the car was staring at the old Mexican with his refreshing strawberry ice cream; the man probably felt the dozens of envious eyes on him and quickly gobbled up the rest of the ice cream in less than 30 seconds.

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: