Ultima semana en Xela

Week five sneaked up on us, and we decided Julien would benefit from another week of Spanish classes, also giving me time to make a rough plan of the rest of our travels through Guatemala. And so started our fifth and final week in Quetzaltenango.

La semaine cinq est arrivée plus vite que prévue et nous avons finalement décidé de rester à Quetzaltenango pour que je prenne une semaine de plus de cours d’espagnol, et qu’Anne ait le temps de plannifier notre route à travers le Guatemala. Voici donc notre cinquième et dernière semaine à Quetzaltenango.

706Chicken tenders, brocoli, and mashed potatoes. Julien remembers Christy’s homemade mashed potatoes fondly. /// Escalopes de poulet, brocolis et purée. Cette délicieuse purée faite maison par Christy m’a fortement rappelé celle de ma grand-mère.

707The second week of August was supposed to bring with it meteor showers. Early in the morning for much of the week, Julien could be found outside in the driveway, trying to capture shooting stars. Alas, only stationary ones were captured, including those making up the constellation Cassiopeia (the one that looks like an “M”) off to the left. /// Comme chaque année la deuxième semaine d’Août est arrivée avec le pic de l’essaim de météores des perséides. Quetzaltenango offrant un ciel dégagé de polution lumineuse, je me suis donc naturellement retrouvé dans la cour de la maison chaque matin à observer et tenter de photographier quelques unes de ces étoiles filantes. Malheureusement seules les non-filantes ont pu être capturées, comme par exemple ici celles du “W” de la constellation Cassiopée sur la gauche.

708Salchicha, black beans, and rice /// Salchicha, haricots noirs et riz

711With Julien at school all morning, I was left to my own devices, coffeeshop-ing, of course. I was reading a book of 16 short stories by Latin American authors, and this exerpt of an interview with the Cuban journalist and screenwriter Senal Paz caught my attention as I was preparing another blog post. /// Pendant que j’étais en cours d’espagnol toute la matinée, Anne vaquait à ses propres occupations, évidemment autour d’un café. Elle lisait notamment un livre constitué de 16 histoires courtes d’auteurs latino-américains. L’extrait suivant, tiré d’un interview avec le journaliste et scénariste cubain Senal Paz, a particulièrement attiré son attention alors qu’elle préparait notre prochain article du blog

“Escribir es un intento de comprender la vida, de comprendérselo uno mismo y de dialogar con los demás. Muchas veces es un disfrute, un gozo, una felicidad, porque te sientes muy bien creando personajes e historias y sabes que éstos tendrán algún sentido para otras personas. En otras ocasiones es sufrir: sufres por lo que hay en el destino de los demás y el tuyo propio, o sufres simplemente porque no puedes escribir como quieres, porque no logras que tus historias, sobre el papel, sean tan buenas como en tu mente, crees que nunca lo vas a lograr, que es imposible. Escribir es un trabajo difícil, duro, que pocos logran hacer bien. Demanda mucha paciencia, mucho estudio, mucha perseverancia.”

“To write is to try to understand life, to understand it oneself and to discuss with others. Many times it is a joy, a happiness, because you feel very good creating characters and stories and you know that these will have a some sort of meaning for other people. Other times it is to suffer: you suffer for the destiny of others as well as your own, or you suffer simply because you can not write as you want, because you don’t manage to get the stories down on paper as well as they are in your mind, you believe that you are never going to achieve it, that it is impossible. To write is a difficult job, hard, that few do well. It requires much patience, much study, much perseverance.”

“L’écriture est une tentative de comprendre la vie, de la comprendre par soi-même et de dialoguer avec les autres. Souvent l’écriture c’est du plaisir, de la joie, parce que vous vous sentez bien à créer des personnages et des histoires et de savoir qu’ils auront du sens pour d’autres personnes. L’écriture c’est parfois de la souffrance : vous souffrez pour le destin des autres ainsi que pour le votre, ou tout simplement vous souffrez de ne pouvoir écrire comme vous voulez, parce que vous ne parvenez pas à retranscrire les histoires sur papier d’une manière aussi belle que dans votre esprit, vous pensez que vous n’y arriverez jamais, que c’est impossible. L’écriture est un travail ardu, difficile, que peu de personnes réussissent à bien faire. Cela demande beaucoup de patience, beaucoup d’étude, beaucoup de persévérance.”

709Our family provided us with our own water distributor, very conveniently located at the foot of our bed. I don’t know what prompted shining a flashlight through the top as the new jug filled up the bottom container, but the effect ended up being mesmerizing as the bubbles glugged up. /// Notre famille d’accueil nous a fourni notre propre fontaine à eau, judicieusement placée au pied du lit. Je ne sais pas ce qui nous a poussé à éclairer la fontaine avec une lampe torche, au moment de placer un nouveau bidon, mais l’effet obtenu avec les bulles d’air était des plus captivant.

712Julien graduated! /// Remise de diplôme !

713And with his graduation, we got to carry out the tradition of signing the school wall. Julien and I drew animals that had made debuts in conversation with our teachers, me a quetzal and Julien a narwhal. /// Une fois la remise de diplôme (incluant un gâteau bien sûr) passée, Anne et moi avons perpétué la tradition de signer le mur de l’école. Nous avons dessiné deux animaux ayant pris une part importante dans nos discussions avec nos professeurs, Anne un quetzal et moi un narval.

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716Salpicón, guacamole, rice, and slices of the largest radishes Julien and I had ever seen. /// Salpicon, guacamole, riz et tranches des plus gros radis de la planète.

Living in a place for five weeks, you get a chance to observe and appreciate the quirks of the city. Here are a few Quetzaltenango quirks we noted and duly photographed.

Habiter une ville pendant cinq semaines vous donne l’opportunité d’observer et d’apprécier ses curiosités. Voici quelques-unes des curiosités de Quetzaltenango que nous avons remarquées et photographiées.

710The sidewalks: generally very narrow, many allowing for only one person, or rather one being. I have had a street dog step off the sidewalk to let me pass and have even found myself stepping aside to allow a particularly determined looking canine continue undisturbed. Such narrow sidewalks sometimes supported electricity poles, which took up the whole walk, meaning if one didn’t want to step into the street, one had to swing urban-Tarzan-style from the electricity pole, blackening the pole at shoulder height, as seen in the following photo.

Les trottoirs : Généralement très étroits, la plupart donnant de la place pour seulement une personne, ou plutôt un seul être vivant. J’ai vu des chiens errants descendre du trottoir pour me laisser passer, et je me suis vu descendre moi-même du trottoir pour laisser passer sans broncher un chien à l’allure visiblement obstinée. Sur ces trottoirs on trouve souvent de larges poteaux électriques en béton qui prennent quasiment toute la largeur. Ces poteaux obligent les piétons à se balancer à la Tarzan pour ne pas descendre sur la voie et se faire happer par un véhicule, laissant ainsi des marques noires à hauteur d’épaule sur les poteaux, comme cela se voit sur la photo suivante.

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Example of pole blackened from many-a-hand gripping it to not descend from the sidewalk. /// Exemple de poteau noirci par les nombreuses mains l’agrippant pour ne pas descendre sur la route.

715Bake Shop: Curiously enough, Xela had a prominent Mennonite population, ex-pats whose first language was definitely English, but many of whom spoke Spanish quite well (some even taking classes at our school). They owned this bakery north of town, a bit off the beaten tourist path, and they were only open Tuesdays and Fridays, exclusivity that resulted in systematically selling out of all the baked goods by closing time. Their pastries were amazing, and it took a certain amount of self-control for us to not make the trek both times a week. They had peanut butter cookies, M&M cookies, banana, zucchini, and carrot breads, yogurt, cheese, delectable donuts of all flavors, and our favorite, donut holes.

I fear you may not have been able to spot the happy customer leaving the store with his goodies, so I’ve zoomed in and lightened the photo to show what you may have missed.

Bake Shop : Curieusement, Xela possède une importante communauté mennonite, essentiellement constituée d’expatriés dont la langue maternelle était visiblement l’anglais, mais dont la plupart parlait très bien l’espagnol (certains prenaient d’ailleurs des cours dans notre école). Les mennonites possèdent cette pâtisserie au nord de la ville, un peu en dehors du sentier battu pour les touristes, mais qui vaut vraiment le détour. Ils ouvrent exclusivement les mardis et les vendredis, et vendent systématiquement l’intégralité de leurs patisseries avant l’heure de fermeture. Les pâtisseries étaient délicieuses et il nous a fallu une bonne dose de maitrise de soi pour ne pas nous y rendre deux fois par semaine. Ils avaient des tas de cookies, des gâteaux à la banane, à la courgette, à la carotte, des yahourts, des fromages, des donuts de toutes sortes, et nos préférés, les “trous de beigne”.

Au cas où vous n’auriez pas vu le client satisfait sortant du magasin dans la première photo, la deuxième a été éclairée.

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724Fresh goat milk: not hard to come by, delivered to your doorstep.

Lait de chèvre frais : facile à trouver ici, délivré directement sur le pas de votre porte.

579Puente de los Chocoyos: there are several of these bridges, oddly placed over dry cobble stoned roads, but they do indeed date back to the early 20th century when Xela’s streets would regularly flood during the rainy season. Now they serve as oddities of the city and nice observation points.

Puente de los Chocoyos : ça et là dans la ville il y a plusieurs ponts de ce type, enjambant mystérieusement des rues pavées sèches. Mais ces ponts datent en fait du début du 20ème siècle quand les rues de Xela se transformaient régulièrement en rivière durant la saison des pluies. Aujourd’hui ils servent de curiosités et de perchoirs d’observation.

DCIM100GOPROCafés: we really hit the right city for cute café spots. This café, El Cuartito, was but a tattered-looking door from the street, but upon entering revealed a quirky cafe with chairs on the walls, a blackboard-walled bathroom inviting chalk-scribbled notes, and this lovely courtyard where we exchanged photos with our fellow travelers/classmates on our last Friday in the city.

Cafés : En termes de cafés sympas nous avons choisi la bonne ville. Ce café, par exemple, El Cuartito, n’offre au passant qu’une porte en bois quelconque depuis la rue, mais une fois le pas franchi, à l’intérieur le décor est tout autre avec des chaises sur les murs, des murs en tableau noir pour y laisser des messages ou dessins, et cette paisible et jolie cour intérieure où nous avons échangé des photos avec nos compagnons de voyage / camarades de classe durant notre dernier vendredi à Xela.

718Electric lines: enough to make an electrician uneasy. We had an electrician-friend at school and when we would pass a particularly large bundle of knotted wires he would just sigh and look away. This isn’t to mention all the wires hanging down that we under 5’5” passed seamlessly under, but that Julien had to be on alert to avoid.

Lignes électriques : De quoi mettre un électricien mal à l’aise. Nous avions un ami électricien de profession à l’école, et quand il passait à côté d’un gros enchevètrement de fils électriques on pouvait le voir soupirer de dépit et tourner les yeux. Sans mentioner les fils électriques qui pendent comme des lianes, sous lesquels la plupart des guatemaltèques passent sans problème, mais dont toute personne de plus de 1m70 doit se méfier.

719One day I wondered aloud if Xela will just surpass underground wiring for the next thing technology will have to offer, leading to Julien’s quick response “like night-vision?” Much laughter was had by Alex and me. /// Un jour Anne a soulevé la question de savoir si un jour Xela supprimera ces monceaux de fils en adoptant une technologie futuriste plus avancée que les fils électriques enterrés (impossible ici pour des raisons sismiques évidentes). La seule technologie venue à l’idée était de rendre tous les habitants nyctalopes pour supprimer tous les lampadaires. Imaginer une telle ville a bien amusé la troupe.

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721Dogs on roofs. That’s really all there is to say about that.

Chiens sur les toits : Rien de plus à ajouter à ça.

722Spaghetti and green beans /// Spaghetti et haricots verts

DCIM100GOPROLa Cantina, I suppose Xela’s version of a dive-bar, decor complete with bikini-clad models and crucifixes. /// La Cantina, le troquet favori des locaux, décoré comme il se doit avec crucifix et bimbos en bikini.

DCIM100GOPROA last photo of our home for five weeks! The hall to the kitchen and dining room, where many a delicious meal was enjoyed. The family name-plate is attached to the wall on the right, Familia Cifuentes de Léon. /// Une dernière photo de ce que fut notre maison pour cinq semaines ! Le couloir menant à la cuisine et la salle à manger, où nous avons eu droit à de nombreux délicieux repas. La plaque de la famille est accrochée sur le mur à droite, Familia Cifuentes de Léon.

727A goodbye photo with Willy, Christy, and Leisha! /// Une photo d’adieu avec Willy, Christy et Leisha !

DCIM100GOPROWe grabbed coffee before heading to Comalapa where we would spend the next week, and the barrista sent us a little message, we like to think from Quetzaltenango as a whole. /// Nous sommes allés prendre un dernier café avant de sauter dans un chicken bus en direction de Comalapa où nous allions passer la semaine suivante, et le barman nous a transmis un petit message, sans aucun doute de la part de Quetzaltenango.

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4 Comments

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  1. C’est toujours triste de quitter un lieu que l’on a apprécié et où l’on a appris plein de choses ! Mais, pensez à tout ce que vous allez découvrir encore. Merci pour ces photos qui nous font voyager. A bientôt dans votre périple !
    Un gros bisou du retraité (moins 2 jours !) et de la future retraitée (moins 2 ans !).
    PS : Les tableaux sèchent à plat dans la chambre à Ninie

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  2. j’aime bien ta tête en sortant de la patisserie… et les fils électriques j’avais remarqué sur d’autres photos, et ca m’avait impressionnée! et comment ils produisent l’électricité là-bas, monsieur EDF?

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  3. For your info, canadians call donut holes = ‘Timbits’ (even though they are not really donut holes)
    oh god i miss donuts…hope you enjoyed them ! 😀

    ps: too many posts i can’t catch up !

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